Le principe actif de la communication sarkoziste a été décrypté bien avant le catastrophique mois de mai 2007, lisez ce qu'affirmait avec raison le philosophe Gilles Deleuze (1925-1995) :
"Nous vivons dans un monde désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d'agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d'âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde."
Cela ne vous rappelle rien ? Que nous a raconté la brave Roselyne Bachelot avant ses vacances pékinoises ?
Rappelez-vous les menaces sur les remboursements pour les affections de longue durée, les velléités d'augmentation de la CSG, les pleurs pitoyables sur le trou de la Sécurité Sociale (je vous ferai bientôt un bref aperçu de son historique à celui-là).
Et soudain, l'IDEE : ponctionner les mutuelles ! Qui, parole de ministre ne répercuteront pas cette perte sèche d'un milliard d'Euros. Si, si, on vous le certifie, elles n'augmenteront pas les cotisations.
Tout à notre effroi de subir une nouvelle saignée, nous avons avalé l'hameçon, le plomb, le bouchon, le fil, la canne et même l'épuisette et les bottes du pêcheur.
Sur quelle planète vit-elle ?


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