vendredi 29 août 2008

Une brève histoire du temps des Ecoles Normales.

Voilà 40 années que je suis embringué dans la "mammouthesque" institution que demeure l'Education Nationale, quoique, avec le régime du sieur Darcos, elle sera sous peu un mammouth nain.

Laissez-moi aujourd'hui vous conter l'affreuse histoire des Ecoles Normales dévorées par les régimes de droite depuis 1968.

1968, année où j'entrais triomphant à l'Ecole Normale d'Instituteurs de Draguignan. Fier comme Artaban, je l'étais, que diable, la sélection était rude : 20 admis pour plus de 400 candidats et 30 pour plus de 600 chez les filles.

Je fais partie de l'antépénultième (j'adore ce mot) promotion à avoir effectué seconde, première et terminale dans les locaux de l'école. Deux ans plus tard, les futurs instituteurs n'intégraient l'école qu'après le bac. Aujourd'hui, l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) n'accueille les élèves sur concours qu'après la licence, et aux dernières nouvelles, ce sera au niveau des masters 2 très bientôt.

Jusque là, rien de bien foudroyant, pourtant…

1) En 1968, 69,70 et 71, le taux de réussite des Ecoles Normales au bac était peu ou prou de 90 %, ce qui les classait au même niveau que les emblématiques grands lycées parisiens. Sacrilège !

2) La population desdites écoles était essentiellement issue du milieu ouvrier ou agricole. Il faut rappeler que tout était pris en charge par l'état, nous y étions logés, nourris, blanchis et « enseignés ». Horreur !

3) Ces futurs instituteurs, professeurs, chercheurs, étaient très majoritairement de gauche. Damnation !

4) Le spectre de mai 68 effrayait encore nos bons dirigeants. Sarkoko s'en occupe !

Cela ne pouvait durer, il fallait se débarrasser de ces foyers rouges ! La seule doctrine de la droite en terme d'éducation est : nous seulement, du pain et des jeux pour les autres (bien qu'avec l'augmentation de la baguette…) Rappelez-vous, après la défaite de Glasgow, l'indécente descente des Champs Elysées par les Verts en 1976. L'épopée verte avait masqué pendant 6 mois une inflation galopante (près de 18 %).

Ils organisèrent donc l'euthanasie de ces écoles du peuple en 3 temps.

1) Les candidats passeraient le concours après la 3e mais n'intégreraient qu'après le bac. Nous étions alors aux derniers sursauts du baby-boom et déjà les classes des lycées étaient surchargées, alors qu'à l'Ecole Normale, nous n'étions que 20 à 25 et nos professeurs avaient au moins une agrégation. Le niveau n'était donc plus le même, mais le recrutement des élèves restait assez populaire.

2) La précédente mesure n'ayant pas suffi, place à l'entrée après la licence, lorsque l'on connaît la fréquentation des universités par les fils d'« ouvriers », la population a changé.

3) Le remède n'ayant pas porté assez de fruits goûteux, place au recrutement après 5 ans de fac. Là, ils espèrent bien avoir trouvé la pierre philosophale ! Plus de crypto-communo-socialo-trotsko-lénino-laïco-humanistes aux leviers de l'enseignement, le rêve intégral !

Allez, je vais bronzer car j'ai envie de vomir en me lisant.

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Grenelle ou grenouillage et tripatouillage de la vérité ?

Toutes les télés vous le disent (sauf Canal+), nous avons réalisé une prouesse environnementale.
L'avenir de la planète est sauf ! Merci Nicolas !
Mais, je n'y vois que quelques mesures qui n'engagent que ceux qui y croient.

Aucun calendrier, aucun budget, la plupart des mesures déjà énoncées par l'union européenne et auxquelles nous étions obligés de nous conformer sous peine d'amendes salées. Merci Nicolas !

Quelques exemples :
- Moratoire sur les OGM jusqu'au printemps, superbe et généreux ! Mais quand ensemence-t-on les champs ? Les dirigeants de la FNSEA ont prévenu : sans loi, ils planteront ! Merci Nicolas !
- Halte à la réalisation d'autoroutes ! Pourtant Bussereau ci-devant "ministre des transports" vient d'annoncer la construction d'un nouveau ! Merci Nicolas !

J'arrête avant d'avoir la nausée, je ne vous dirai rien des pesticides, de l'état des nappes phréatiques, du nombre de porcs, du lobby industriel (600 millions d'Euros de cagnotte pour l'IUMM, il y a de quoi influencer les médias, non ?) Je n'écrirai rien sur le scandale de l'amiante. Je ne parlerai pas du conseil des ministres décentralisé (2 000 hommes déplacés, 1 pour 35 habitants, bonjour les émanations de carbone). Je ne m'étendrai pas sur les "bio"carburants qui nous privent de blé et de lait.
Enfin pour l'ensemble de cette œuvre : MERCI NICOLAS !